Adrienne Surprenant - Docteur Houssein Awarem, 67 ans. Il est né à lEst dHargeisa, au Nord de la Somalie. En 1988 au début de la guerre entre la Somalie de Siad Barré et le Somali National Movement (SNM), il a fui sous les bombardements, comme des milliers dautres, pour trouver refuge dans un camp en Éthiopie.
Docteur Houssein Awarem, 67 ans. Il est né à l'Est d'Hargeisa, au Nord de la Somalie. En 1988 au début de la guerre entre la Somalie de Siad Barré et le Somali National Movement (SNM), il a fui sous les bombardements, comme des milliers d'autres, pour trouver refuge dans un camp en Éthiopie.
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- Adrienne Surprenant - En 1993, deux ans après son retour du camp de réfugiés en Éthiopie, le docteur a ouvert son hôpital dans un ancien musée de la culture Somalienne. Je nai eu à faire quun peu de décoration, affirme le docteur, alors que des photos dépoque révèlent un bâtiment presque effondré.
En 1993, deux ans après son retour du camp de réfugiés en Éthiopie, le docteur a ouvert son hôpital dans un ancien musée de la culture Somalienne. "Je n'ai eu à faire qu'un peu de décoration", affirme le docteur, alors que des photos d'époque révèlent un bâtiment presque effondré.
- Adrienne Surprenant - Jétais intelligent. Jai commencé à travailler pour le genre humain en faisant de lartisanat. Mais comme il ny avait pas de médecin dans le camp, jai trouvé un livre vieux de 40 ans (en 1988), et cest en regardant ces images que jai débuté la médecine. raconte Dr. Houssein Awarem.
"J'étais intelligent. J'ai commencé à travailler pour le genre humain en faisant de l'artisanat. Mais comme il n'y avait pas de médecin dans le camp, j'ai trouvé un livre vieux de 40 ans (en 1988), et c'est en regardant ces images que j'ai débuté la médecine." raconte Dr. Houssein Awarem.
- Adrienne Surprenant - Une femme blessée à la jambe dans un accident de voiture est venue se faire soigner par le Dr. Houssein Awarem. Celui-ci utilise utilise un mélange de pratiques traditionnelles, et de médecine occidentale. Parfois, il reconstruit des crânes humains avec des parties dos de mouton ou de chèvre, selon ce que prescrit un Hadith du Coran.
Une femme blessée à la jambe dans un accident de voiture est venue se faire soigner par le Dr. Houssein Awarem. Celui-ci utilise utilise un mélange de pratiques traditionnelles, et de médecine "occidentale". Parfois, il reconstruit des crânes humains avec des parties d'os de mouton ou de chèvre, "selon ce que prescrit un Hadith du Coran".
- Adrienne Surprenant - Un spécialiste de la santé au Somaliland témoigne : Létablissement aurait dût fermer depuis longtemps, mais le docteur a des relations haut-placées, liées à son clan. Au Somaliland, lappartenance à un clan majoritaire ouvre de nombreuses portes.
Un spécialiste de la santé au Somaliland témoigne : "L'établissement aurait dût fermer depuis longtemps, mais le docteur a des relations haut-placées, liées à son clan." Au Somaliland, l'appartenance à un clan majoritaire ouvre de nombreuses portes.
- Adrienne Surprenant - Un enfant regarde son frère se faire prélever du sang, dans le hall dentrée de lhôpital.
Un enfant regarde son frère se faire prélever du sang, dans le hall d'entrée de l'hôpital.
- Adrienne Surprenant - Juste avant une opération, les assistants du docteur se préparent. Vous savez, on est vraiment très occupés, répètent-ils sans cesse. Le prix moyen dune consultation au Somaliland est de 5 à 10 USD. À la clinique du Docteur Awarem, la consultation est moins chère.
Juste avant une opération, les assistants du docteur se préparent. "Vous savez, on est vraiment très occupés", répètent-ils sans cesse. Le prix moyen d'une consultation au Somaliland est de 5 à 10 USD. À la clinique du Docteur Awarem, la consultation est moins chère.
- Adrienne Surprenant - Un bébé dun an et demi, sur la table dopération. Pas danesthésiant, pas de délicatesse. Le docteur enlève une vieille compresse de sa plaie béante. Son frère lui aurait lancé une pierre au visage, un jeu très prisé dans les rues poussiéreuses dHargeisa, capitale de lÉtat auto-proclamé du Somaliland.
Un bébé d'un an et demi, sur la table d'opération. Pas d'anesthésiant, pas de délicatesse. Le docteur enlève une vieille compresse de sa plaie béante. Son frère lui aurait lancé une pierre au visage, un jeu très prisé dans les rues poussiéreuses d'Hargeisa, capitale de l'État auto-proclamé du Somaliland.
- Adrienne Surprenant - Expéditive, lopération du gamin aura duré moins de 10 minutes.
Expéditive, l'opération du gamin aura duré moins de 10 minutes.
- Adrienne Surprenant - Lancien musée transformé en hôpital présente de nombreuses lacunes. Mais dans la capitale de lÉtat non-reconnu, dautres hôpitaux, comme le Hargeisa Group Hospital, et lhôpital-université Edna Adan sont à linverse aux normes internationales.
L'ancien musée transformé en hôpital présente de nombreuses lacunes. Mais dans la capitale de l'État non-reconnu, d'autres hôpitaux, comme le Hargeisa Group Hospital, et l'hôpital-université Edna Adan sont à l'inverse aux normes internationales.
- Adrienne Surprenant - Auto-didacte, formé à lépoque de la guerre, le docteur Houssein Awarem incarne cette génération qui a dû contruire un pays sur les ruines de la guerre. Désormais, le Somaliland a une commission nationale de la santé. Son établissement est lune des dernières traces de laprès-guerre dans une société en plein essor.
Auto-didacte, formé à l'époque de la guerre, le docteur Houssein Awarem incarne cette génération qui a dû contruire un pays sur les ruines de la guerre. Désormais, le Somaliland a une commission nationale de la santé. Son établissement est l'une des dernières traces de l'après-guerre dans une société en plein essor.
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