Adrienne Surprenant - Abdel Halim, un jeune écolier syrien, s’apprête à rejoindre les bancs scolaires aux côtés d’élèves libanais. Selon Mustafa Al-Haj, directeur de l’école Tuyoor el-Amal, il est essentiel d’aller chercher les enfants à la porte de leur maison, car sinon, les parents ne les envoient pas à l’école.
Abdel Halim, un jeune écolier syrien, s’apprête à rejoindre les bancs scolaires aux côtés d’élèves libanais. Selon Mustafa Al-Haj, directeur de l’école Tuyoor el-Amal, il est essentiel d’aller chercher les enfants à la porte de leur maison, car sinon, les parents ne les envoient pas à l’école.
- Adrienne Surprenant -
- Adrienne Surprenant - Le Liban accueille plus de 1,2 millions de réfugiés syriens. Lors de la rentrée scolaire de cette année, 200 000 enfants syriens devraient pouvoir rejoindre les bancs d’écoles, aux côtés des jeunes libanais.
Le Liban accueille plus de 1,2 millions de réfugiés syriens. Lors de la rentrée scolaire de cette année, 200 000 enfants syriens devraient pouvoir rejoindre les bancs d’écoles, aux côtés des jeunes libanais.
- Adrienne Surprenant - L’école Tuyoor el-Amal («Les oiseaux de l’espoir») est ouverte depuis 4 ans. Le nombre de réfugiés syriens qu’elle scolarise est passé de 350 au début, à 2000 cette année.
L’école Tuyoor el-Amal («Les oiseaux de l’espoir») est ouverte depuis 4 ans. Le nombre de réfugiés syriens qu’elle scolarise est passé de 350 au début, à 2000 cette année.
- Adrienne Surprenant - Majd Adres, fils du directeur adjoint de l’école Tuyoor el-Amal, s’occupe du petit magasin de l’école, lors de la récréation. Il vend des collations et breuvages, jusqu’à ce que son père sonne la cloche annonçant la fin de la pause.
Majd Adres, fils du directeur adjoint de l’école Tuyoor el-Amal, s’occupe du petit magasin de l’école, lors de la récréation. Il vend des collations et breuvages, jusqu’à ce que son père sonne la cloche annonçant la fin de la pause.
- Adrienne Surprenant - Bassem Adres, directeur adjoint de l’école sonne la cloche. Il est originaire de Homs. Après la destruction de sa ville par le régime syrien, cet enseignant a trouvé refuge au Liban. A Ersal, ville frontalière avec la Syrie où plus de 120 000 Syriens ont trouvé refuge, il a enseigné dans les tentes-écoles des camps de réfugiés. En août 2014, Ersal a été le théâtre de violents combats entre l’Etat Islamique et l’armée libanaise. La guerre le poursuit. Désormais installé à Beddawi, il va prendre la tête de l’un des deux établissements scolaires de Tuyoor Al-Amal à la rentrée.
Bassem Adres, directeur adjoint de l’école sonne la cloche. Il est originaire de Homs. Après la destruction de sa ville par le régime syrien, cet enseignant a trouvé refuge au Liban. A Ersal, ville frontalière avec la Syrie où plus de 120 000 Syriens ont trouvé refuge, il a enseigné dans les tentes-écoles des camps de réfugiés. En août 2014, Ersal a été le théâtre de violents combats entre l’Etat Islamique et l’armée libanaise. La guerre le poursuit. Désormais installé à Beddawi, il va prendre la tête de l’un des deux établissements scolaires de Tuyoor Al-Amal à la rentrée.
- Adrienne Surprenant - Ala, 25 ans, originaire de Homs, est maîtresse d’école à Tuyoor el-Amal. Comme les autre professeurs syriens de l’école, elle travaille sur une base bénévole, sauf si Mustafa Al-Haj, le directeur, arrive à trouver des fonds pour leurs salaires. “Ne pas être payée, ce n’est pas ça qui va me faire changer d’école. On a une mission auprès de ces enfants : on est chargés de l’avenir d’une génération.” Dévouée, elle est venue au Liban pour prendre soin de son frère de 23 ans, qui a perdu une jambe lors d’un bombardement mais qui travaille encore dans un restaurant, 13 heures par jour.
Ala, 25 ans, originaire de Homs, est maîtresse d’école à Tuyoor el-Amal. Comme les autre professeurs syriens de l’école, elle travaille sur une base bénévole, sauf si Mustafa Al-Haj, le directeur, arrive à trouver des fonds pour leurs salaires. “Ne pas être payée, ce n’est pas ça qui va me faire changer d’école. On a une mission auprès de ces enfants : on est chargés de l’avenir d’une génération.” Dévouée, elle est venue au Liban pour prendre soin de son frère de 23 ans, qui a perdu une jambe lors d’un bombardement mais qui travaille encore dans un restaurant, 13 heures par jour.
- Adrienne Surprenant - Salle de cours à Tuyoor el-Amal. Les locaux sont loués à une école Libanaise, et disponibles pour les jeunes syriens tous les après-midi.
Salle de cours à Tuyoor el-Amal. Les locaux sont loués à une école Libanaise, et disponibles pour les jeunes syriens tous les après-midi.
- Adrienne Surprenant - Majd Adres, fils du directeur adjoint de l’école Tuyoor el-Amal, en cours de religion islamique. L’ONG koweitienne qui finance l’école souhaiterait voir augmenter les heures de cours de religion. Mustafa Al-Haj, le directeur, s’y oppose : à ses yeux, la priorité reste le futur des enfants.
Majd Adres, fils du directeur adjoint de l’école Tuyoor el-Amal, en cours de religion islamique. L’ONG koweitienne qui finance l’école souhaiterait voir augmenter les heures de cours de religion. Mustafa Al-Haj, le directeur, s’y oppose : à ses yeux, la priorité reste le futur des enfants.
- Adrienne Surprenant - Vue du camp palestinien de Beddawi, du blacon du 7ème étage de l’immeuble en construction où habite Mohammad Al-Massoud et sa famille. La plupart des élèves de l’école Tuyoor El-Amal habitent dans ce camp.
Vue du camp palestinien de Beddawi, du blacon du 7ème étage de l’immeuble en construction où habite Mohammad Al-Massoud et sa famille. La plupart des élèves de l’école Tuyoor El-Amal habitent dans ce camp.
- Adrienne Surprenant - Mohammad Al-Massoud, 11 ans, est originaire de la banlieue d’Alep. Chaque matin, il s’aventure le long du boulevard qui orne le camp palestinien de Beddawi pour vendre des mouchoirs aux conducteurs et aux passants pour payer son éducation. Chaque paquet coûte 250 livres libanaises. S’il en vend 10, il peut acheter deux paquets de pain à répartir entre ses 8 frères et soeurs, sa nièce et son neveu. L’après-midi, il va à l’école Tuyoor El-Amal.
Mohammad Al-Massoud, 11 ans, est originaire de la banlieue d’Alep. Chaque matin, il s’aventure le long du boulevard qui orne le camp palestinien de Beddawi pour vendre des mouchoirs aux conducteurs et aux passants pour payer son éducation. Chaque paquet coûte 250 livres libanaises. S’il en vend 10, il peut acheter deux paquets de pain à répartir entre ses 8 frères et soeurs, sa nièce et son neveu. L’après-midi, il va à l’école Tuyoor El-Amal.
- Adrienne Surprenant - Mohammad veut devenir ingénieur civil. Pour se scolariser à Tuyoor el-Amal, les élèves payent chacun 40$US. Sont exemptés les orphelins, et certains enfants de familles trop nombreuses, où dont le père est invalide.
Mohammad veut devenir ingénieur civil. Pour se scolariser à Tuyoor el-Amal, les élèves payent chacun 40$US. Sont exemptés les orphelins, et certains enfants de familles trop nombreuses, où dont le père est invalide.
- Adrienne Surprenant - Quand il n’écoute pas les professeurs de Tuyoor Al-Amal et qu’il ne vend pas de mouchoirs, Mohammad se défoule avec ses frères et les autres enfants syriens réfugiés. En l’absence de parc, les garçons se chamaillent dans l’une des ruelles étriquées du camp, construit sur 1 km carré.
Quand il n’écoute pas les professeurs de Tuyoor Al-Amal et qu’il ne vend pas de mouchoirs, Mohammad se défoule avec ses frères et les autres enfants syriens réfugiés. En l’absence de parc, les garçons se chamaillent dans l’une des ruelles étriquées du camp, construit sur 1 km carré.
- Adrienne Surprenant - Isra Al-Khaled, 4 ans, vit avec sa famille dans une boutique qu’ils ont réaménagé en appartement, à Beddawi, banlieue pauvre de Tripoli, au Nord Liban. Ils ont quitté la Syrie il y a 3 ans. Après un an de bombardements à Homs, son frère est devenu muet, perdant la raison. Il ne s’est jamais rétabli.
Isra Al-Khaled, 4 ans, vit avec sa famille dans une boutique qu’ils ont réaménagé en appartement, à Beddawi, banlieue pauvre de Tripoli, au Nord Liban. Ils ont quitté la Syrie il y a 3 ans. Après un an de bombardements à Homs, son frère est devenu muet, perdant la raison. Il ne s’est jamais rétabli.
- Adrienne Surprenant - Isra Al-Khaled, (assise à droite), va pour la première fois à l’école lors de la session d’été de Tuyoor el-Amal. Pendant ce temps-là, son frère muet reste à la maison. Sa mère, Oumaya, dit qu’il y a une école “pour les enfants comme lui” à Beyrouth, mais que celle-ci coûterait 10 000$ par session. «Nous n’avons même pas de passeports. Chacun coûte 400$. Soit 1600$ pour la famille. Or je n’ai pas 1$ en poche!» résume-t-elle.
Isra Al-Khaled, (assise à droite), va pour la première fois à l’école lors de la session d’été de Tuyoor el-Amal. Pendant ce temps-là, son frère muet reste à la maison. Sa mère, Oumaya, dit qu’il y a une école “pour les enfants comme lui” à Beyrouth, mais que celle-ci coûterait 10 000$ par session. «Nous n’avons même pas de passeports. Chacun coûte 400$. Soit 1600$ pour la famille. Or je n’ai pas 1$ en poche!» résume-t-elle.
- Adrienne Surprenant - Au Liban, l’Unicef estime à plus de 500 000 le nombre d’enfants syriens en âge d’être scolarisés cette année. Le ministère de l’Education, soutenu par l’Unicef et l’UNHCR, a promis que 200 000 pourraient rejoindre gratuitement une école libanaise. Un signe d’espoir dans un pays où les enfants syriens travaillent parfois dès l’âge de 6 ans, selon un rapport de Save the Children.
Au Liban, l’Unicef estime à plus de 500 000 le nombre d’enfants syriens en âge d’être scolarisés cette année. Le ministère de l’Education, soutenu par l’Unicef et l’UNHCR, a promis que 200 000 pourraient rejoindre gratuitement une école libanaise. Un signe d’espoir dans un pays où les enfants syriens travaillent parfois dès l’âge de 6 ans, selon un rapport de Save the Children.
- Adrienne Surprenant - Mustafa Al-Haj, directeur de l’école Tuyoor el-Amal («Les oiseaux de l’espoir»), souhaite mettre l’accent sur les cours d’art thérapie. Il aimerait pouvoir offrir les services d’un psychologue aux jeunes réfugiés.
Mustafa Al-Haj, directeur de l’école Tuyoor el-Amal («Les oiseaux de l’espoir»), souhaite mettre l’accent sur les cours d’art thérapie. Il aimerait pouvoir offrir les services d’un psychologue aux jeunes réfugiés.
- Adrienne Surprenant - Bien que les inscriptions pour cette année scolaire soient fermées, par manque de place, des parents continuent d’affluer à l’école Tuyoor el-Amal («Les oiseaux de l’espoir»), pour tenter d’y inscrire leur enfant. Fouad, professeur d’éducation physique de Tuyoor el-Amal, et cousin de Mustafa aide à organiser la rentrée. Comme les autres professeurs de l’école, il travaille sans cesse à rendre plus accessible l’éducation pour les jeunes syriens.
Bien que les inscriptions pour cette année scolaire soient fermées, par manque de place, des parents continuent d’affluer à l’école Tuyoor el-Amal («Les oiseaux de l’espoir»), pour tenter d’y inscrire leur enfant. Fouad, professeur d’éducation physique de Tuyoor el-Amal, et cousin de Mustafa aide à organiser la rentrée. Comme les autres professeurs de l’école, il travaille sans cesse à rendre plus accessible l’éducation pour les jeunes syriens.
- Adrienne Surprenant - Quand Bayane (en vert) est née dans la province syrienne d’Idlib, son père était déjà mort. C’est Mustafa Al-Haj, 31 ans, directeur de l’école Tuyoor el-Amal depuis 4 ans, qui a pris la fillette de 3 ans sous son aile. Il l’a amenée à Beddawi avec ses 4 frères et sœurs et sa mère Mariam, la grande sœur de Mustafa. Lui aussi a été orphelin de père dès ses 4 ans. Sa mère, elle, était aveugle. S’il a pu poursuivre des études à Damas, c’est parce que Mariam a quitté l’école à 12 ans pour travailler. Mustafa connaît trop bien le prix de l’illettrisme pour le combattre sans relâche depuis son exil forcé, au Nord du Liban.
Quand Bayane (en vert) est née dans la province syrienne d’Idlib, son père était déjà mort. C’est Mustafa Al-Haj, 31 ans, directeur de l’école Tuyoor el-Amal depuis 4 ans, qui a pris la fillette de 3 ans sous son aile. Il l’a amenée à Beddawi avec ses 4 frères et sœurs et sa mère Mariam, la grande sœur de Mustafa. Lui aussi a été orphelin de père dès ses 4 ans. Sa mère, elle, était aveugle. S’il a pu poursuivre des études à Damas, c’est parce que Mariam a quitté l’école à 12 ans pour travailler. Mustafa connaît trop bien le prix de l’illettrisme pour le combattre sans relâche depuis son exil forcé, au Nord du Liban.
- Adrienne Surprenant - “Je n’ai pas besoin de vérifier qu’ils apprennent”, dit Mustafa à propos de ses nièces. “Amani aide Sidra avec ses devoirs, laquelle surveille ceux d’Isra.” Ici, Ayham Darwish, compagnon du neveu de Mustafa, leurs rend visite. A 12 ans, il prend soin des plus jeunes et assiste au désarroi des adultes: ingénieur en Syrie, son père travaille désormais dans un supermarché.
“Je n’ai pas besoin de vérifier qu’ils apprennent”, dit Mustafa à propos de ses nièces. “Amani aide Sidra avec ses devoirs, laquelle surveille ceux d’Isra.” Ici, Ayham Darwish, compagnon du neveu de Mustafa, leurs rend visite. A 12 ans, il prend soin des plus jeunes et assiste au désarroi des adultes: ingénieur en Syrie, son père travaille désormais dans un supermarché.
- Adrienne Surprenant - Originaire de Homs, Abdel Rahman, 13 ans, travaille depuis deux ans dans un garage du camp de Beddawi où il refait la peinture des vieilles Mercedes importées d’Allemagne. “Je gagne 40 000 livres libanaises [23,6 euros, NDLR] par semaine. Ça me permet d’aider ma famille à payer le loyer.” Abdel Rahman ne va pas à l’école depuis qu’il a fui son pays.
Originaire de Homs, Abdel Rahman, 13 ans, travaille depuis deux ans dans un garage du camp de Beddawi où il refait la peinture des vieilles Mercedes importées d’Allemagne. “Je gagne 40 000 livres libanaises [23,6 euros, NDLR] par semaine. Ça me permet d’aider ma famille à payer le loyer.” Abdel Rahman ne va pas à l’école depuis qu’il a fui son pays.
- Adrienne Surprenant - Trois enfants syriens s’en vont remplir des galons d’eau à l’entrée du camp palestinien de Beddawi. Depuis le début de la guerre en Syrie, 1,2 millions de Syriens se sont joints aux plus de 400 000 réfugiés palestiniens qui vivaient déjà au Liban. Les réfugiés représentent aujourd’hui près d’un quart de la population du Liban, entrâinant des conditions de vie difficiles dans les camps surchargés.
Trois enfants syriens s’en vont remplir des galons d’eau à l’entrée du camp palestinien de Beddawi. Depuis le début de la guerre en Syrie, 1,2 millions de Syriens se sont joints aux plus de 400 000 réfugiés palestiniens qui vivaient déjà au Liban. Les réfugiés représentent aujourd’hui près d’un quart de la population du Liban, entrâinant des conditions de vie difficiles dans les camps surchargés.
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