Adrienne Surprenant -
- Adrienne Surprenant - Depuis la fin des barricades, de nombreux militants ont fui le pays, d’autres vivent cachés. Les manifestations, comme celle du 25 août dans la ville touristique de Granada, réunissent quelques centaines, parfois seulement quelques dizaines de personnes. Ce jour-là, sur la route entre Granada et la capitale, Managua, dix-neuf personnes sont arrêtées. Parmi eux, des leaders étudiants, et une documentariste brésilienne. La même journée, lors d’une marche dans la ville de Léon au nord de Managua, sept militants sont arrêtées. Immédiatement, sur les réseaux sociaux, des publications indiquant “vivants ils ont été pris, vivants nous les voulons” sont publiées et partagées avec les noms des détenus, pour attirer l’attention des médias, des organismes des droits de l’homme, et qu’ils ne disparaissent pas avant d’être conduits en prison.
Depuis la fin des barricades, de nombreux militants ont fui le pays, d’autres vivent cachés. Les manifestations, comme celle du 25 août dans la ville touristique de Granada, réunissent quelques centaines, parfois seulement quelques dizaines de personnes. Ce jour-là, sur la route entre Granada et la capitale, Managua, dix-neuf personnes sont arrêtées. Parmi eux, des leaders étudiants, et une documentariste brésilienne. La même journée, lors d’une marche dans la ville de Léon au nord de Managua, sept militants sont arrêtées. Immédiatement, sur les réseaux sociaux, des publications indiquant “vivants ils ont été pris, vivants nous les voulons” sont publiées et partagées avec les noms des détenus, pour attirer l’attention des médias, des organismes des droits de l’homme, et qu’ils ne disparaissent pas avant d’être conduits en prison.
- Adrienne Surprenant -
- Adrienne Surprenant - “Notre devoir à ceux des étudiants qui sont restés est de donner espoir. Se mettre en danger est une responsabilité. Que nous allions aux manifestations dans les départements, et soyons physiquement présents est un symbole” dit la membre de la table de dialogue Valeska Valle, 22 ans, qui sort de la maison sécurisée où elle est forcée de vivre cachée pour assister à des manifestations. “Maintenant, ils sont sélectifs et tentent de couper les têtes connues du mouvement. Mais comme nous ne fonctionnons pas avec le caudillisme, si ils nous arrêtent, d’autres leaders naitront.”
“Notre devoir à ceux des étudiants qui sont restés est de donner espoir. Se mettre en danger est une responsabilité. Que nous allions aux manifestations dans les départements, et soyons physiquement présents est un symbole” dit la membre de la table de dialogue Valeska Valle, 22 ans, qui sort de la maison sécurisée où elle est forcée de vivre cachée pour assister à des manifestations. “Maintenant, ils sont sélectifs et tentent de couper les têtes connues du mouvement. Mais comme nous ne fonctionnons pas avec le caudillisme, si ils nous arrêtent, d’autres leaders naitront.”
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- Adrienne Surprenant - Judith Belen, 20 ans, étudiante en communication de à l’Université Catholique (UCA) membre du mouvement du 19 avril et de l’Alliance universitaire du Nicaragua, filme un message de ses compagnons, en appui à une marche auto-convoquée. Judith s’est depuis le début évertuée à collecter et relayer ce qui circulait sur les réseaux sociaux. “Le plus difficile était de canaliser et vérifier les informations. Il fallait éviter de tomber dans le piège des médias amarillistes qui au final font de la désinformation”, raconte celle qui ne pensait jamais utiliser aussi vite, et dans ce contexte, ce qu’elle apprenait à l’école. “Le régime a oublié que les réseaux sociaux existaient. Et ça a été l’une de nos armes les plus utiles.”
Judith Belen, 20 ans, étudiante en communication de à l’Université Catholique (UCA) membre du mouvement du 19 avril et de l’Alliance universitaire du Nicaragua, filme un message de ses compagnons, en appui à une marche auto-convoquée. Judith s’est depuis le début évertuée à collecter et relayer ce qui circulait sur les réseaux sociaux. “Le plus difficile était de canaliser et vérifier les informations. Il fallait éviter de tomber dans le piège des médias amarillistes qui au final font de la désinformation”, raconte celle qui ne pensait jamais utiliser aussi vite, et dans ce contexte, ce qu’elle apprenait à l’école. “Le régime a oublié que les réseaux sociaux existaient. Et ça a été l’une de nos armes les plus utiles.”
- Adrienne Surprenant - Le 22 août 2018, une conférence de presse est donnée à la Comission permanente des droits humains (CPDH), pour dénoncer le marquage avec une seringue du bras d’un jeune de 14 ans. Des policier anti-émeutes l’auraient arrêté, lui auraient pointé un AK-47 à la tempe, avant de lui creuser les lettres “FSLN” - pour le Front Sandinista de Libération National -, sur le bras. La mère du jeune témoigne sous le couvert de l’anonymat : “Si il est arrivé quelque chose à mon fils, à ma famille, c’est par la faute de la polie et du gouvernement.” Pour Karla Romera, responsable médias du CPDH, les médias sociaux sont “une arme d’auto-défense.” Au centre, “de nombreuses victimes sont venues avec comme preuve des vidéos qu’ils avaient eux-même filmé, ou trouvées sur les réseaux sociaux.” Depuis le mois d’avril, le centre reçoit environ 60 plaintes par semaines, soit six fois plus qu’avant.
Le 22 août 2018, une conférence de presse est donnée à la Comission permanente des droits humains (CPDH), pour dénoncer le marquage avec une seringue du bras d’un jeune de 14 ans. Des policier anti-émeutes l’auraient arrêté, lui auraient pointé un AK-47 à la tempe, avant de lui creuser les lettres “FSLN” - pour le Front Sandinista de Libération National -, sur le bras. La mère du jeune témoigne sous le couvert de l’anonymat : “Si il est arrivé quelque chose à mon fils, à ma famille, c’est par la faute de la polie et du gouvernement.” Pour Karla Romera, responsable médias du CPDH, les médias sociaux sont “une arme d’auto-défense.” Au centre, “de nombreuses victimes sont venues avec comme preuve des vidéos qu’ils avaient eux-même filmé, ou trouvées sur les réseaux sociaux.” Depuis le mois d’avril, le centre reçoit environ 60 plaintes par semaines, soit six fois plus qu’avant.
- Adrienne Surprenant - Boanerges Fornos, avocat de 42 ans, montre sur son téléphone l’un des 36 vidéos qui ont servi de preuve dans le procès où il représente la famille de Angel Gahona, journaliste tué alors qu’il faisait un Facebook live dans la ville de Bluefields, le 21 avril 2018, au tout début des manifestations. La famille de Angel soupçonne la police, deux jeunes ont été condamnés en août. “Quant à moi, la preuve ne permettait pas d’affirmer avec certitude que ces jeunes étaient coupables. Dans aucun des vidéos on ne voit quelqu’un tirer et de leur position, la ligne de tir est bloquée par un minibus” explique Boanerges. C’est la première fois qu’il est chargé d’un cas où “la preuve nucléaire est composée de vidéos.” Il y voit des avantages directs “on peut recréer la scène, comprendre où étaient tous les acteurs, faire analyser des sons en particulier. Mais il faut que ce soit fait de manière professionnelle.” Selon lui, il y a eu une enquête in
Boanerges Fornos, avocat de 42 ans, montre sur son téléphone l’un des 36 vidéos qui ont servi de preuve dans le procès où il représente la famille de Angel Gahona, journaliste tué alors qu’il faisait un Facebook live dans la ville de Bluefields, le 21 avril 2018, au tout début des manifestations. La famille de Angel soupçonne la police, deux jeunes ont été condamnés en août. “Quant à moi, la preuve ne permettait pas d’affirmer avec certitude que ces jeunes étaient coupables. Dans aucun des vidéos on ne voit quelqu’un tirer et de leur position, la ligne de tir est bloquée par un minibus” explique Boanerges. C’est la première fois qu’il est chargé d’un cas où “la preuve nucléaire est composée de vidéos.” Il y voit des avantages directs “on peut recréer la scène, comprendre où étaient tous les acteurs, faire analyser des sons en particulier. Mais il faut que ce soit fait de manière professionnelle.” Selon lui, il y a eu une enquête in
- Adrienne Surprenant - Olga P., 40 ans, chante l’hymne national à la fin d’une manifestation dans la ville de Granada. Ce jour-là, elle et sa fille ont posté des photos d’elles avec les leaders étudiants présents sur leur page Facebook. Cinq jours plus tard, à deux heures du matin, leur maison aurait été approchée par deux hommes en moto qui auraient lancé des pierres. Olga affirme avoir senti une odeur de gaz, et craint qu’ils n’enflamment sa maison. Le lendemain, munie d’une vidéo montrant les pierres autour de sa maison, elle est allée déposée une plainte au CPDH. “Si il m’arrive quelque chose, je veux qu’on sache qui sont les coupables” dit-celle qui avait déjà été menacée sur Facebook deux fois par le passé, l’un des messages indiquant “nous t’avons à l’oeil.”
Olga P., 40 ans, chante l’hymne national à la fin d’une manifestation dans la ville de Granada. Ce jour-là, elle et sa fille ont posté des photos d’elles avec les leaders étudiants présents sur leur page Facebook. Cinq jours plus tard, à deux heures du matin, leur maison aurait été approchée par deux hommes en moto qui auraient lancé des pierres. Olga affirme avoir senti une odeur de gaz, et craint qu’ils n’enflamment sa maison. Le lendemain, munie d’une vidéo montrant les pierres autour de sa maison, elle est allée déposée une plainte au CPDH. “Si il m’arrive quelque chose, je veux qu’on sache qui sont les coupables” dit-celle qui avait déjà été menacée sur Facebook deux fois par le passé, l’un des messages indiquant “nous t’avons à l’oeil.”
- Adrienne Surprenant - Le père et la mère de de Yoel, 22 ans, travaillaient comme lui pour l’entreprise chargée des aqueducs et des égouts Enacal. Lorsqu’ils se sont prononcé contre les réformes à la sécurité sociale, ils ont tous été renvoyés. S’en sont suivis des menaces de morts sur les réseaux sociaux et des dénonciations de trahisons. Des captures d’écrans de Facebook imprimés constituent la majeure partie du dossier de plainte qu’ils ont été déposer au Centre Nicaraguayen des droits de l’homme (CENIDH).
Le père et la mère de de Yoel, 22 ans, travaillaient comme lui pour l’entreprise chargée des aqueducs et des égouts Enacal. Lorsqu’ils se sont prononcé contre les réformes à la sécurité sociale, ils ont tous été renvoyés. S’en sont suivis des menaces de morts sur les réseaux sociaux et des dénonciations de trahisons. Des captures d’écrans de Facebook imprimés constituent la majeure partie du dossier de plainte qu’ils ont été déposer au Centre Nicaraguayen des droits de l’homme (CENIDH).
- Adrienne Surprenant - Marlin Sierra, directrice exécutive du Centre Nicaraguayen des Droits Humains (CENIDH), montre un des vidéos de leur base de donnée qui retrace toutes les publications vérifiées depuis le début du mouvement social nicaraguayen en avril 2018. Depuis deux ans le CENIDH a formé des jeunes à l’utilisation des réseaux sociaux pour la défense des droits de l’homme. Avant le 18 avril 2018, des cas de violences dues au genre, des dénonciations d’abus policiers et la promotion des droits citoyens étaient les principales utilisations des réseaux sociaux. Depuis le début du mouvement social et de la répression étatique contre les manifestants anti-Ortega “l’utilisation de ces réseaux a été fondamentale pour contrer l’auto-censure, le bâillonnement des médias de communications et dénoncer la répression institutionnelle”, selon Mme. Sierra. En quatre mois, leur compte Twitter est passé de 3 000 à 10 000 abonnés.
Marlin Sierra, directrice exécutive du Centre Nicaraguayen des Droits Humains (CENIDH), montre un des vidéos de leur base de donnée qui retrace toutes les publications vérifiées depuis le début du mouvement social nicaraguayen en avril 2018. Depuis deux ans le CENIDH a formé des jeunes à l’utilisation des réseaux sociaux pour la défense des droits de l’homme. Avant le 18 avril 2018, des cas de violences dues au genre, des dénonciations d’abus policiers et la promotion des droits citoyens étaient les principales utilisations des réseaux sociaux. Depuis le début du mouvement social et de la répression étatique contre les manifestants anti-Ortega “l’utilisation de ces réseaux a été fondamentale pour contrer l’auto-censure, le bâillonnement des médias de communications et dénoncer la répression institutionnelle”, selon Mme. Sierra. En quatre mois, leur compte Twitter est passé de 3 000 à 10 000 abonnés.
- Adrienne Surprenant - Yoel, 22 ans, et Jennyfer, 22 ans, ont créé une page Facebook qui compte 14 404 abonnés pour dénoncer les faux comptes qu’ils disent créés par des supporters du Front Sandinista de Libération national, parti au pouvoir. Surnommés “les crapauds”, ces personnes menacent sur le web et infiltrent les mouvements. La page de Yoel et Jennyfer aurait fait fermé 100 pages et dénoncé 200 faux profiles depuis sa création au début des manifestations. “C’est très facile pour nous car ils ne lisent pas les règles de Facebook et incitent directement à la violence en demandant “le plomb” pour certains militants” dit Yoel. Jennyfer, elle, filme presque toutes les marches depuis qu’elle s’est retrouvée coincée à l’Université Centraméricaine (UCA) en allant porter de l’eau à des amis manifestants, le 20 avril 2018. Ce jour là, il y a eu plus de 20 blessés et 3 morts dans les affrontements. Elle s’est cachée dans une maison où les blessés étaient soi
Yoel, 22 ans, et Jennyfer, 22 ans, ont créé une page Facebook qui compte 14 404 abonnés pour dénoncer les faux comptes qu’ils disent créés par des supporters du Front Sandinista de Libération national, parti au pouvoir. Surnommés “les crapauds”, ces personnes menacent sur le web et infiltrent les mouvements. La page de Yoel et Jennyfer aurait fait fermé 100 pages et dénoncé 200 faux profiles depuis sa création au début des manifestations. “C’est très facile pour nous car ils ne lisent pas les règles de Facebook et incitent directement à la violence en demandant “le plomb” pour certains militants” dit Yoel. Jennyfer, elle, filme presque toutes les marches depuis qu’elle s’est retrouvée coincée à l’Université Centraméricaine (UCA) en allant porter de l’eau à des amis manifestants, le 20 avril 2018. Ce jour là, il y a eu plus de 20 blessés et 3 morts dans les affrontements. Elle s’est cachée dans une maison où les blessés étaient soi
- Adrienne Surprenant - La “Marche des drapeaux” du 2 septembre 2018 à Managua a commencé par un face à face entre manifestants contre le gouvernement et militants du parti au pouvoir, le FSLN. Puis, des centaines de personnes, criant “nous n’avons plus peur” et “qu’elle est la route? Que parte ce fils de pute!” ont défilé jusqu’à ce que d’une camionnette arborant le drapeau du FSLN, un tireur vise la foule.
La “Marche des drapeaux” du 2 septembre 2018 à Managua a commencé par un face à face entre manifestants contre le gouvernement et militants du parti au pouvoir, le FSLN. Puis, des centaines de personnes, criant “nous n’avons plus peur” et “qu’elle est la route? Que parte ce fils de pute!” ont défilé jusqu’à ce que d’une camionnette arborant le drapeau du FSLN, un tireur vise la foule.
- Adrienne Surprenant - Le médecin Carlos Fletes, a été touché à l’épaule gauche lors de la “Marche des drapeaux” du 2 septembre 2018 à Managua. Il serait un vétéran de l’armée Nicaraguayenne. Suite à cet incident, des manifestants ont installé des rangées de pierres, brûlés des pneus et une voiture de police, avant que plusieurs camions d’anti-émeutes ne les dispersent.
Le médecin Carlos Fletes, a été touché à l’épaule gauche lors de la “Marche des drapeaux” du 2 septembre 2018 à Managua. Il serait un vétéran de l’armée Nicaraguayenne. Suite à cet incident, des manifestants ont installé des rangées de pierres, brûlés des pneus et une voiture de police, avant que plusieurs camions d’anti-émeutes ne les dispersent.
- Adrienne Surprenant - “Les téléphones ont sauvé la vie de nombreuses personnes car les images parlent d’elles-mêmes. Une chance qu’elles existent parce qu’on voulait collecter des déclarations mais que tout le monde avait peur de témoigner” raconte la soeur dAbdul Montoya Vivas, qui conserve sur carte sim externe les cinq vidéos et les quelques photos trouvés sur le web, seules preuves de l’innocence de son frère. Abdul est accusé du meurtre d’un sandiniste célèbre lors d’une manifestation à Matagalpa, le 11 août 2018. Comme presque toute sa famille, il a combattu dans les années 80 sous le drapeau rouge et noir des sandinistes, avant de se dissocier du parti en constatant le favoritisme qu’il instauré dans le gouvernement. Du temps de la dictature d’Anastasio Somoza, leur père avait été incarcéré à la prison El Chipote pour avoir transporté le rebelle devenu président Daniel Ortega. “Quelle ironie que son fils ait été emprisonné au même endroit, par les sb
“Les téléphones ont sauvé la vie de nombreuses personnes car les images parlent d’elles-mêmes. Une chance qu’elles existent parce qu’on voulait collecter des déclarations mais que tout le monde avait peur de témoigner” raconte la soeur d'Abdul Montoya Vivas, qui conserve sur carte sim externe les cinq vidéos et les quelques photos trouvés sur le web, seules preuves de l’innocence de son frère. Abdul est accusé du meurtre d’un sandiniste célèbre lors d’une manifestation à Matagalpa, le 11 août 2018. Comme presque toute sa famille, il a combattu dans les années 80 sous le drapeau rouge et noir des sandinistes, avant de se dissocier du parti en constatant le favoritisme qu’il instauré dans le gouvernement. Du temps de la dictature d’Anastasio Somoza, leur père avait été incarcéré à la prison El Chipote pour avoir transporté le rebelle devenu président Daniel Ortega. “Quelle ironie que son fils ait été emprisonné au même endroit, par les sb
- Adrienne Surprenant - “J’ai commencé à enregistrer en live parce que c’était la seule manière d’au minimum dénoncer, et si il nous arrivait quelque chose, ça permettait d’appeler à l’aide, explique Edwin Carcache en révisant sur son téléphone les menaces cybernétiques reçues dans la journée. Je montre mon visage parce que je sens que ma lutte est juste. Ça ne fait aucun sens de me cacher. Je ne le fais pas pour être un protagoniste, mais plutôt pour servir de symbole, parce que le gouvernement a bloqué toutes les façons de nous mobiliser pacifiquement. Et je vais continuer parce qu’on ne peut pas enterrer les morts sans que justice ne soit faite.” Comme les autres membres du mouvement auto-convoqué du 19 avril, le nom de ses parents et son numéro de carte d’identité ont été rendus publics par des supporters du Front Sandinista d’Ortega, parti au pouvoir. Des photos de lui circulent, le traitant de “visage du chaos” ou le nommant “assassin”. À deux repris
“J’ai commencé à enregistrer en live parce que c’était la seule manière d’au minimum dénoncer, et si il nous arrivait quelque chose, ça permettait d’appeler à l’aide, explique Edwin Carcache en révisant sur son téléphone les menaces cybernétiques reçues dans la journée. Je montre mon visage parce que je sens que ma lutte est juste. Ça ne fait aucun sens de me cacher. Je ne le fais pas pour être un protagoniste, mais plutôt pour servir de symbole, parce que le gouvernement a bloqué toutes les façons de nous mobiliser pacifiquement. Et je vais continuer parce qu’on ne peut pas enterrer les morts sans que justice ne soit faite.” Comme les autres membres du mouvement auto-convoqué du 19 avril, le nom de ses parents et son numéro de carte d’identité ont été rendus publics par des supporters du Front Sandinista d’Ortega, parti au pouvoir. Des photos de lui circulent, le traitant de “visage du chaos” ou le nommant “assassin”. À deux repris
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